L’Autre

 

§ …Sans l’Autre…l’individu n’est pas. (Krishnamurti)

§ Nous entendons ce que nous voulons entendre et excluons tout ce qui nous dérange. (idem)

§ L’attitude juste dans le social consiste à aider les autres à comprendre leur être. (de Smedt)

§ Reconnaître l’Autre, c’est reconnaître l’Un dans la Multiplicité. (G.Pilet)

§ Nous devons pouvoir saisir la pensée de l’Autre… sans être influencé par ses mots. (Deshimaru)

§ Chacun trouve dans la conduite -ou l’inconduite- de l’autre, les raisons de son attitude qui, sans autre raison, sert aussi de raison à l’autre. (Sartre)

§ Je mesure soudain la discontinuité, le décalage entre l’apparence et la vérité profonde de nos rapports, cette mince feuille de pauvre actualité et l’immense bouquet de nos espérances. (A.Sarrazin)

§ Le plus grand chef perd ses pouvoirs si tu décides qu’il n’en possède pas. (C.Beyala)

§ Critiquer les autres, c’est.. dévier de la trajectoire juste. (J.Kerouac)

§ Je n’avais rien à offrir à personne que ma propre confusion. (idem)

§ Elle racontait beaucoup mais ne disait rien. ( un témoignage dans Alter Ego du 03/05/01 ‘’Comment vit on après la mort d’un proche ?’’ )

§ Une civilisation s’use dès lors qu’elle se révèle incapable de comprendre une autre civilisation. (R.Sabatier)

§ La civilisation sera quand le mot étranger sera banni. (idem)

§ La guerre est la multiplication du crime parfait. (idem)

§ Combien faut-il de pauvres pour faire un riche ? (idem)

§ Si nous marchons dans des directions opposées, n’oublions pas que la terre est ronde. (idem)

§ …on ne peut pas être tranquillement ce qu’on est sans torturer quelqu’un. (S de Beauvoir)

§ Aux yeux du monstre, le normal est monstrueux. (J.Steinbeck)

§ La plupart des gens ne voient que ce qu’ils s’attendent à voir. (idem)

§ Les gens aiment que l’on soit quelque chose, de préférence ce qu’ils sont eux-même. (idem)

§ il y a dans ce monde une solitude si grande

que vous pouvez la prendre

à bras le corps. (C.Bukowski)

§ Les gens sont intéressants quand on les rencontre pour la première fois. Ensuite, lentement mais sûrement, tous leurs défauts et leurs folies ressortent. (idem)

§ Il n’y a que dans ton regard que j’existe vraiment. (L.Calaferte)

§ Les gens qu’on connaît, qu’on fréquente, et qui s’effacent brusquement comme s’ils passaient à travers le décor. (idem)

§ les véritables adieux ne se font pas au moment du départ. (A.Walter)

§ La plupart du temps, celui qu’on cherche habite à côté. (F.Kafka)

§ Mon malheur est de penser que tous les hommes sont bons. (idem)

§ Dans le même cercle, on ne sait jamais que les mêmes choses. (idem)

§ Le fait qu’ils ne m’ont nui que par amour aggrave leur faute, car avec leur amour, quel bien n’auraient-ils pu me faire. (idem)

§ Ai-je été fidèle ? Cette question n’a aucun sens si elle ne signifie pas d’abord n’ai-je rien dégradé en moi et dans les autres. (A.Camus)

§ J’aime ou je vénère peu d’êtres. Pour le reste, j’ai honte de mon indifférence. (idem)

§ N’attends pas... a vie d’un homme... mais attends là de toi même. (idem)

§ Rien n’est plus intéressant que les gens. (F.Capa)

§ La compréhension est l’acte le plus humain de l’être humain. (Droysen)

§ les yeux des autres ne voient que ce qui les arrange. (L.Lambrichs)

§ La communication entre les gens est si effrayante que, plutôt que de communiquer, les gens préfèrent un continuel bavardage à bâtons rompus. (H.Pinter)

§ On écoute ce que dit quelqu’un, de manière explicite puis, tout à coup, au fil du discours, on se met à entendre ce qui ne se dit pas, l’implicite. (J.P.Bruneau)

§ Le propre de  la médiation est d’introduire un tiers..(idem)

§ La perfection pour celui qui commande, c’est d’être pacifique. (Lao Tseu)

§ Faire confiance c’est bien. Ne pas faire confiance c’est mieux. (anonyme)

§ On n’est jamais coupable d’avoir commis une faute. On est coupable de vivre et de mourir pour elle. (L.Bresner)

§ Plus les hommes pensent, plus la pensée de l’un s’éloigne de la pensée de l’autre. (M.Kundera)

§ On est toujours ‘’l’archéo’’ de quelqu’un. (F.Mitterand)

§ Ceux qui perçoivent la lumière avant les autres sont condamnés à la poursuivre en dépit des autres. (C.Colomb)

§ On ne sait jamais qui sont les autres. (M.Cardinal)

§ Porte l’Autre sans renoncer à Toi. (P.Chamoiseau)

§ Chacun vit, s’engraisse, s’amuse de la misère d’un plus pauvre que soi. (O.Mirbeau)

§ Bien fou est celui qui adopte une façon de penser pour les autres. (Sade)

§ Se dire « qui suis-je ? » est négatif. Se dire « qui est l’autre ? » est positif. (T.Zéodine)

§ Privilégier en tout être … ce qui fait son prestige, c’est lui dire sa qualité, son rayonnement, son génie. Cherche ce qui est irremplaçable. (C.Jacq)

§ Celui qui n’est pas payé pour écouter, parle. Celui qui n’est pas persuadé d’être avec un fou, répond. Celui donc qui veut ici bas... simplement aller jusqu’au bout de ce qu’il a à dire sans passer pour un fou, ne le peut pas, ne le peut jamais. (R.Billetdoux)

§ (...définir le vrai rôle du père). Je crois qu’il a plus de pouvoir mort que vivant. Mort, il manque, on lui prête des qualités extraordinaires. Vivant, on le piétine souvent pour se libérer de lui. En cas de drames familiaux, on le charge de responsabilités morales, il devient la cause, l’origine des vices qui font dévier les vies. (C.Arnothy)

§ Les gens ne devraient pas s’enchaîner l’un à l’autre comme des forcenés. Se tenir la main est largement suffisant. (P.Djian)

§ Mais les gosses, tu vois, c’est pas là pour te faire du bien. Ils se tirent du tableau avant que t’es fini la toile. C’est rare que t’aies le temps de la signer. (idem)

§ Nos défauts sont raisonnables, ou du moins nous y sommes habitués ; alors nous nous supportons facilement les uns les autres...Mais se lier à des gens dont les défauts ne nous sont pas familiers est une pure folie. (A. de Tourville)

§ Nos assaillants mériteraient au moment qu’ils nous font le plus mal, secours immédiat et compassion. (R.Billetdoux)

§ L’autre est indispensable à mon existence, aussi bien d’ailleurs qu’à la connaissance que j’ai de moi. (J.P.Sartre)

§ Je ne hais pas spontanément l’autre homme : je hais en lui la mise en question irréversible de ma spontanéité. Je ne lui pardonne pas d’avoir à lui présenter des excuses. (A.Finkielkraut)

§ La donnée primordiale du rapport de l’homme avec l’autre homme n’est pas l’hostilité mais...la non possibilité de l’indifférence. (idem)

§ Faire son métier d’homme c’est à certains moment prendre le risque de servir les autres. (Abbé Pierre)

§ Les hommes de pensées provoquent chez autrui une singulière espèce de scandale et de répulsion. (H.Hesse)

§ Mon fils, ce n’est ni mon rôle, ni le tien de prendre le contre pied de la foi d’un être en prétendant que celle-ci n’est qu’erreur et mensonge. (idem)

§ L’autre nous enrichi par son expérience, nous aide à devenir nous-même. (F.Alberoni)

§ Tant qu’on est seul on ne peut être soi. (Alain)

§ C’est en tant que prochain que l’homme est accessible. En tant que visage. (E.Lévinas)

§ Charité bien ordonnée commence par autrui. (idem)

§ Ma liberté me vient d’autrui. (idem)

§ Je suis responsable d’autrui sans attendre la réciproque, dût-il m’en coûter la vie. La réciproque c’est son affaire. (idem)

§ Le moi a toujours une responsabilité de plus que tous les autres. (idem)

§ Autrui me regarde, j’en suis responsable sans même avoir à prendre de responsabilité à son égard ; sa responsabilité m’incombe...cela veut dire que je suis responsable de sa responsabilité même. (idem)

§ Ce grand malheur de ne pouvoir être seul…(La Bruyère)

§ Presque tous nos malheurs nous viennent de ne pas avoir su rester dans notre chambre. (Pascal)

§ C’est dans le rapport à autrui qu’on prend conscience de soi. (M.Houellebecq)

§ Chaque fois que l’on enferme quelqu’un, on délivre celui qui l’a enfermé du spectre de sa propre folie. (E.Arsan)

§ Il y a un fond d’indifférence chez l’enfant qui est rarement décrit. (M.Yourcenar)

§ C’est fou ce que l’homme invente pour abîmer l’homme. (J.Prévert)

§ Ils se sont donnés un coup de main

Ils se sont rendus un coup de pied. (idem)

§ Chacun d’eux était fait pour s’entendre

mais aucun pour écouter l’autre. (idem)

§ Qui en a assez d’écouter peut quitter le monde. ( C.Beyala )

§ Elle ne savait pas que l’enfer c’est l’absence. (Verlaine/Femmes)

§ J’ai fait de toi faute de mieux la clé de voûte de mon univers. (M.Yourcenar / Feux / Phédon).

§ Rien de plus sale que l’amour propre. (M.Yourcenar / Feux / Patrocle )

§ On ne comprend jamais personne, à commencer par soi-même. (M.Yourcenar / la Nouvelle Eurydice )

§ A quoi nous serviraient nos tares si elles ne nous enseignaient la pitié. (M.Yourcenar / Alexis)

§ L’amitié est avant tout certitude, c’est ce qui la distingue de l’amour. (M.Yourcenar / Coup de grâce)

§ (ce) sentiment dont nous sommes le plus riche, l’indifférence, puisque nous l’octroyons à quelque deux milliards d’hommes. (M.Yourcenar / Denier du rêve)

§ La volupté serait dans cette philosophie une forme plus complète, mais aussi plus spécialisée, de cette approche de l’Autre, une technique de plus mise au service de la connaissance de ce qui n’est pas nous. (M.Yourcenar / Hadrien)

§ Notre grande erreur est d’essayé d’obtenir de chacun en particulier les vertus qu’il n’a pas et de négliger de cultiver celles qu’il possède. (M.Yourcenar / Hadrien)

§ L’injonction qui consiste à aimer autrui comme soi-même... est trop contraire à la nature humaine pour être sincèrement obéie par le vulgaire, qui n’aimera jamais que soi, et ne convient nullement au sage, qui ne s’aime pas particulièrement soi-même. (M.Yourcenar / Hadrien)

§ Les liens du sang sont bien faibles … quand nulle affection ne les renforce ; on s’en rend compte chez les particuliers dans les moindres affaires d’héritage. (M.Yourcenar / Hadrien)

§ Notre commerce avec autrui n’a qu’un temps ; il cesse une fois la satisfaction obtenue, la leçon sue, le service rendu, l’œuvre accomplie. (M.Yourcenar / notes sur Hadrien)

§ Nous allions silencieux, étroitement désunis. (V.Ledus / Ravages)

§ Nous nous sommes regardés, mais je n’ai rencontré personne. (V.Leduc / Ravages)

§ ( les autres ) n’ont existé pour lui que perçus et ressentis à des degrés d’indifférence plus ou moins complète, de vague antipathie ou de molle bienveillance, et de plus ou moins distraite attention. (M.Yourcenar / Mishima)

§ Trois êtres vivront pour lui avec cette intensité qui est celle de toutes les créatures vivantes, mais que nous ne percevons guère que chez ceux qui, pour une raison ou une autre, nous ont bouleversés. Une série s’est formée de personnes différentes les unes des autres, mais que réunit pourtant, incompréhensiblement, le choix que nous faisons d’elles. (M.Yourcenar / Mishima)

§ C’est dans la glace des autres

que parfois on se reconnaît. (J.Prévert / La pluie et… /Portrait de Betty)

§ C’est étrange, la façon dont les morts se jettent sur nous au coin des rues, ou dans les rêves ! (V.Woolf / Les vagues)

§ Le mariage fait des cocus et le patriotisme des imbéciles. ( P.Léautaud / Passe temps / Mots, propos et anecdotes )

§ Le monde contient beaucoup de gens qui risquent fort de ( nous ) être supérieurs. ( E.Yoshikawa / La pierre et le sabre )

§  Tout ce qui, de l’autre, ne me concerne pas, me paraît étranger, hostile. ( R.Barthes / Fragments d’un discours amoureux / Tel ) )

§ On ne pleure jamais que sur soi, sa propre blessure, son propre manque, sa propre image. ( L.Bove / Camus de l’absurde à l’amour )

§ Il n’était étranger à rien , sinon aux tristes illusions des hommes. ( L.Bove / Camus de l’absurde à l’amour )

§ Les réciproques trahisons font qu’on se quitte un jour, sans larmes. ( C.Cros / coffret de santal / lendemain )

§ Ces gens vont grouiller tout à l’heure  ( C.Cros / coffret de santal / insomnie )

§ Si le miroir se brise l’image disparaît, et de la silhouette idéalisée ... ne subsiste que cette coquille de personnage que voient les autres. ( V.Woolf / La marque sur le mur )

§ Les uns en face des autres dans les omnibus ou les métros, nous regardons dans le miroir ; c’est la raison pour laquelle nos regards sont vagues et vitreux. ( V.Woolf / La marque sur le mur )

§ des autres, nos prisons ; leurs pensées, nos cages.( V.Woolf / Un roman qu’on n’a pas écrit )

§ Personne ne voit autrui tel qu’il est.  On voit un ensemble - on voit toutes sortes de choses – on se voit soit même...

§ Chacun gardait son passé confiné en lui comme les feuillets d’un livre connu de lui par cœur ; et ses amis n’en pouvaient lire que le titre. ( V.Woolf / La chambre de Jacob )

§ Nous ne pouvons pas être quelque chose en soi, mais une image pour autrui. ( cf Pirandello et Sartre )

§ ( Les hommes ) ont une série de sincérités successives dont on ne découvrira jamais la dernière. ( RM Albérès / l’aventure intellectuelle du XX ème siècle )

§ Quand j’observe les autres, je les considère comme des miroirs qui me renvoient ma propre image et cette observation dépend entièrement de ma disposition d’esprit du moment. ( Gao Xingjian / La Montagne de l’Âme )

§ ... le moi est en fait la source du malheur de l’humanité... ( Gao Xingjian / La Montagne de l’Âme )

§ Les gens toujours tellement de choses sans intérêt à dire. ( Gao Xingjian / La Montagne de l’Âme )

§ Je deviens de plus en plus distant, personne ne pourra plus provoquer mon enthousiasme. ( Gao Xingjian / La Montagne de l’Âme )

§ On ne peut jamais vraiment comprendre le comportement d’un autre, pourquoi l’autre a mené sa vie de telle façon, quelles sont les raisons qui l’ont poussé à telle action, ni s’il regarde son passé avec plaisir, avec dégoût ou avec sérénité. ( Chang-Rae Lee / Les sombres feux du passé )

§ On ne connaît personne. Soi même encore moins que les autres.(  Henning Mankell / La lionne blanche )

§ C’est votre propre femme qui vous rappelle sans cesse que le jeune galant d’autrefois n’est plus qu’un vieux saligaud. ( E. Jelinek / Les Amantes )

§ il faut échapper aux autres, qui vous corrompent. ( L. Calaferte / Rosa Mystica )

§ Nous sommes entre nous comme des morts. Et pire que des morts. ( L. Calaferte / Rosa Mystica )  

§ Pour ma part, je trouve peu à peu dans le monologue un charme tout à fait particulier. (P.Klee/Journal)

§ Dans toute discussion il y a de l’indiscuté. (Zhuangzi)  

§ Les paroles ont une brutalité, quelque chose de fatidique et cruel. Cela paraît bien étrange si l'on songe que penser est plus profond que dire. ( Alice Ferney / La conversation amoureuse )

§ Cent paroles ne valent pas un regard. ( proverbe chinois )

§ Tout homme désire satisfaire ses besoins et reste indifférent à ceux des autres. ( Jonathan Littell / Les Bienveillantes )

§ ...vus une seconde fois, les gens sont parfaitement inintéressants. ( E Jelinek / Avidité )

§ Toute une vie de paroles refoulées jusqu’à l’absence suprême, sans rattrapage possible. ( F.Cheng / le Dit de Tianyi )

§ L’Autre est un moi masqué.  (B.Noël/Treize cases du je)

§       et partout des hommes sans papiers

mouraient de n’être rien                               ( W.Lambersy / Coïmbra )

§ Quand bien même ils contiennent la plus haute sagesse, les mots d’une langue inconnue restent des sons absurdes aux oreilles de qui ne la parle pas. ( C.Atlan / Le Monastère de l’aube )

§ Les autres finissent toujours par avoir raison, par la seule vertu de leur nombre. ( Anne Archet / Marginalia – web )

§ Seul celui qui n’exclut rien peut faire de sa relation à l’autre quelque chose de vivant. ( H Juergensen & J Westfeldt / in La tentation de Jessica)

§ La haine est une espérance. ( R.Jauffrey / Microfictions )

§ à chaque fois que vous payez quelqu’un afin qu’il vous dicte votre conduite, vous vous condamnez à la défaite. ( Charles Bukowski / Le capitaine est parti déjeuner )