Amour Eros au féminin

 

§ J’étais fendue de chaleur comme un fruit, j’avais le même écoulement de liqueur. (V.Leduc / Thérèse & Isabelle)

§ Le nénuphar s’ouvrira dans mon ventre, le voile de la dame blanche traînera sur ma lande. (idem)

§ Je suis tombée à genoux devant le médaillon, j’ai contemplé le rayonnement dans la touffe. Je me suis risquée en contrebandier, mon visage en premier. (idem)

§ Ma langue cherchait dans la nuit salée, dans la nuit gluante, sur de la viande fragile. (idem)

§ Bientôt je vomirai les délices de son orgasme. (idem)

§ Un nombre incalculable de cœurs battaient dans son ventre, sur mon front. (idem)

§ Mais le doigt obstiné réveilla la chair, …j’avais un gazouillis d’épices, je m’élargissais jusqu’aux hanches… la chair dilatée remercia, le plaisir sévère se propagea dans les pétales. Des gouttes de sueur tombèrent du front d’Isabelle sur mon dos. (idem)

§ Mes tribades se tenaient enfourchées l’une dans l’autre, cherchant à mêler leurs duvets touffus, à frotter leurs parties ensemble. ( Musset / Gamiani )

§ Elles s’attaquaient, se refoulaient avec un acharnement et une vigueur que l’approche du plaisir peut seul donner à des femmes. ( idem )

§ Sa toison, dure et touffue, se mêlait à la mienne, me piquait au vif et me causait un chatouillement diabolique. ( idem )

§ Jamais rosée plus abondante, plus délicieuse, ne suivit un combat d’amour. ( idem )

§  Deux lèvres minces et fermes prenaient mon clitoris, le pinçaient, le pressaient à me détacher l’âme. ( idem )

§  Sa langue plonge dans le calice...attentive aux progrès du délire qu’elle cause, elle s’arrête ou redouble, selon que l’excès du plaisir s’éloigne ou s’approche. ( idem )

§ Et mes lèvres affolées, ma langue acharnée à la rendre encore plus ruisselante, encore plus douce... lentement, rampant sur son corps magnifique, glissant mon visage entre ses seins fermes, si ronds, si beaux, j’atteignis ses lèvres... Je donnais à sa langue toute la chaleur que la mienne avait recueillie au creux de son ventre ; ( E. Perrin / Tant qu’il y aura des femmes / Judith )

§ Ses plaintes devenaient plus longues, elles allaient atteindre la mélopée monocorde qui se changerait bientôt en halètement, comme si elle bandait toutes ses forces pour aller chercher au fond d’elle même le cri jaillissant. ( idem )

§ Ce fut un baiser chaud et humide qui les souda l’une à l’autre, jambes emmêlées. La toison brune, la toison châtain, sous bois strié de soleil, gouttes de rosée perlant comme des larmes au bord des cils, traînées luisantes sur la peau douce des cuisses frémissantes. Leurs reins commencèrent à onduler... ( E. Perrin / Tant qu’il y aura des femmes / Beija Flor) )