Vie

§ La vie est un long fleuve tranquille...

§ Le long fleuve tranquille de la vie est embelli par ses méandres. (Chen Ziang)

§ Nous allons toujours seuls, nous marchons toujours seuls. (Daishi)

§ User de chaque chose pour le bonheur de la vie. (Deshimaru)

§ Vis comme si tu devais mourir demain et travaille comme si tu pouvais vivre à jamais. (Erasme)

§ Il est facile de vivre les yeux fermés. (J.Lennon)

§ J’ai oublié de vivre. (Halliday)

§ Il préfère rêver sa vie que la vivre; comme nous tous...! (D.Auteuil)

§ La plupart des hommes vivent leurs rêves bien plus intensément que leur existence réelle  (H.Hesse)

§ Qui vit aime le changement et la diversité. (Wotan / l’Or du Rhin)

§ Qui vit la mort jouit d’une longue vie. (Lao Tseu)

§ La vie n’est supportable que parce que l’on peut l’interrompre à tout moment. (Cioran)

§ Le suicide est cette lâcheté qui demande tant de courage. (R.Sabatier)

§ La mort c’est à dire le fait de pouvoir mourir, à savoir le fait de pouvoir mourir à tout moment et également le fait de différer à tout moment, dans l’acte de la conservation de soi, marque de son sceau l’auto affirmation de l’être. (H.Jonas)

§ Toute vie revendique de vivre. (idem)  

§ N’attends pas la vie d’un homme, attends-la de toi-même  (A.Camus)

§ Car l’espoir, au contraire de ce qu’on croit, équivaut à la résignation. Et vivre c’est ne pas se résigner. (idem)

§ La lutte elle même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux. (idem)

§ Le temps perdu ne se retrouve que chez les riches. Pour les pauvres, il marque seulement les traces vagues du chemin de la mort. (idem)

§ La vie mystérieuse et éclatante suffisait à le remplir tout entier. (idem)

§ Mais aujourd’hui l’imbécile est roi, et j’appelle imbécile celui qui a peur de jouir. (idem)

§ Il faudrait vivre en spectateur sa propre vie. (idem)

§ Nous n’avons pas le temps d’être nous même. (idem)

§ Nous usons notre vie à gagner de l’argent quand il faudrait, par l’argent, gagner son temps. (idem)

§ Personne ne vit dans le monde, chacun vit dans son monde. (A.Desjardins)

§ Il est impossible de vivre sans oublier. (A.Comte-Sponville)                                     

§ Ce qui ne va pas chez toi, c’est moi. (F.Cabrel)

§ La vie n’a pas d’âge. (A propos de la vieillesse/J.M.Mermet)

§ Il n’y a pas plus de sens à être jeune qu’à être vieux. (A propos de la vieillesse/J.M.Mermet)

§ Aujourd’hui n’est jamais pareil à hier, et c’est là la beauté de la vie. (Krishnamurti)

§ Qu’elle est votre existence ? Une routine creuse et vide ? (idem)

§ L’action désigne l’intégralité de l’activité : la pensée, le vouloir et la réalisation effective. (Deshimaru)

§ On n’a jamais fini d’apprendre parce qu’on n’a jamais fini d’ignorer. (S. de Beauvoir)

§ La vie est dure ? Il ne manquerait plus qu’elle soit molle ! (J.Higelin)

§ La vie a bien plus de sens lorsque la mort nous a touchés de près. (Veronica Ray)

§ La vie ne sait rien faire d’autre qu’attendre la mort. (J.Kérouac)

§ Rien ne peut vivre sans que quelque chose ne meure en même temps. ( A. Miller)

§ On ne peut pas s’évader de la vie, et la vie est parfois cruelle. (A. Miller)

§ La vie est toujours là, d’une vie, il ne reste rien. (B.Noël)

§ Ainsi arrivais-je à me sentir «  en dehors » de tout, comme si j’avais regardé la vie des autres et la mienne à travers une vitre : elle ne m’atteignait pas. ( F. Mallet-Joris)

§ La vie est l’amas des problèmes  irrésolus. (R.Sabatier)

§ Qui s’égare ne méprise plus le sentier ! (idem)

§ Qui tue le Temps n’assassine que lui-même. (idem)

§ Point ne sert de vivre longtemps si c’est pour vivre mort. (idem)

§ Si rapide que soit notre course, nous n’atteindrons jamais l’horizon. (idem)

§ Il est des isolements sans solitude comme il est des solitudes sans isolement. (idem)

§ Qui ne la malmène mène mal sa vie. (idem)

§ Pendant six jours nous recréons le monde et le septième nous nous reposons d’avoir trop bu. (idem)

§ Les succès du dehors n’effacent pas les échecs du dedans. (idem)

§ Nous devons toujours penser à notre fin et vivre pour que notre mort ne fasse plaisir à personne. (J.Steinbeck)

§ Dans la vie, il n’y a vraiment ni grande ni petite chose. Toutes choses sont d’égale valeur et d’égale dimension. (O.Wilde)

§ - Tout le monde le fait. Presque tout le monde.

·        Quoi, gâcher sa vie ?

·        Je crois, oui. (C.Bukowski)

§ Jamais. Jamais çà n’arrêtait. Le coup de la naissance, le coup de la mort. Chacun son tour. On débarque tout seul et on repart tout seul. Et la plupart vivent tout seul leur pauvre vie peureuse et amputée. (idem)

§ Les heures sont longues et il faut bien les remplir d’une façon ou d’une autre jusqu’à notre mort. Il n’y a pas assez de belles choses et d’émotions pour nous occuper. Tout devient vite morne et assommant. On se réveille le matin, on balance ses pieds hors du lit, on les pose par terre et on se dit : et merde et maintenant ? (idem)

§ Le monde entier vivote. (L.Calaferte)

§ Il faut vivre l’absurde ou mourir. (idem)

§ Vivre ma vie. Dans mon cas, cela signifie : vivre pour interpréter la vie. (idem)

§ Tout passe. Le rire dans les larmes, l’amour dans l’habitude, la vie dans la mort. (idem)

§ Sous son aspect le plus riant, la vie n’est qu’une sauce à la punaise férocement corsée. (idem)

§ Vivre. Etre la vie. Se saisir du monde, comme d’un bien personnel, et en jouir, librement. (idem)

§ Un immense fleuve d’oubli nous entraîne dans un gouffre sans nom. (E .Renan)

§ Que de vitalité dépensée pour s’éloigner de soi et tenter d’acquérir la marque du temps…pour cacher sa vie…l’oublier. (Y.Simon)

§ Le moment présent ne ressemble pas à son souvenir...le souvenir est une forme de l’oubli. (M.Kundera)

§ Une chose est certaine : la vie n’a aucun sens. Si elle en avait ne serait-ce qu’un seul, nous ne passerions pas notre existence à lui en inventer de nouveaux. (L.Lambrichs)

§ Jusqu’au jour de notre mort, inlassablement, nous serons poursuivis par ces images de la saloperie humaine, mais elles s’éteindront avec nous, et les suivants recommenceront. (idem)

§ Il y a des fois où le sac à dos est plus lourd que d’habitude. (R.Bohringer)

§ S’enfouir dans nos rêve, nos croyances. Disparaître dans l’autre vie. (idem)

§ Tout est beau dans ma mémoire. Je fais pousser des fleurs sur de la merde. Vivre. (idem)

§ La seule véritable tragédie ici bas c’est que nous jouons dans une farce. (P.Djian)

§ C’est l’image qu’on a de soi qui empêche de progresser. (idem)

§ Cà peut prendre toute une vie de savoir ce qu’on veut, jusqu’au jour où çà s’impose tout bêtement. (idem)

§ Nous nous embarquons tous pour un voyage sans retour…Il n’y a que l’immensité des océans alentour. (idem)

§ S’enfoncer dans la douleur c’est s’enfoncer dans la vérité. (D.Sallenave)

§ La vie est douloureuse. Cette douleur n’est pas tristesse mais intensité. (E.M.Schmit)

§ Entre le vieillard et l’enfant il n’y a que la vie. Et la vie est si peu. (A.Le Braz)

§ Tu seras plus longtemps mort que vivant. (idem)

§ Il semble que l’on monte une à une les marches d’un grand escalier sombre. (idem)

§ dans ma vie, j’ai visé trop bas. Soyez vous même, montez le ton. (G.Pompidou)

§ C’est la vie qui prouve la vie. (F.Mitterand)

§ Une journée c’est court. Une vie aussi. (idem)

§ Les souvenirs, c’est comme les rides, çà ne s’efface pas ! (idem)

§ Vivre est absurde. Nous sommes comme les passagers d’un avion qui boivent du champagne alors qu’ils savent que l’avion va s’écraser sur une montagne. (idem)

§ C’est comme si on travaillait à ne démolir qu’une seule chaudière de l’enfer. (F.Kafka)

§ J’ai passé ma vie à me défendre du plaisir de mettre fin à ma vie. (idem d’après un texte chinois)

§ La vie devient un déchet dont on ne peut plus se débarrasser. (G.Baudrillard)

§ (Elle avait laissé sa personne) se dévoyer dans une agitation professionnelle trépidante qui lui avait tenu lieu de vie. (M.Cardinal)

§ C’est … la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. (P.Coelho)

§ Tout le monde croit savoir exactement comment nous devons vivre. Mais personne ne sait jamais comment il doit lui même vivre sa propre vie. (idem)

§ J’espère que votre destin a une ceinture réglable afin de contenir plus. (E.Jelinck)

§ L’œuvre de vies entières sera oubliée par la terre. (idem)

§ Tous les jours sont pareils, et toutes les besognes, et tous les visages. (O.Mirbeau)

§ La vie ? C’est une porte qu’on ouvre. On arrive alors dans une pièce où il y a deux portes. On ne peut en choisir qu’une ! On l’ouvre et on entre dans une pièce où il y a qutre portes. On ne peut toujours qu’en choisir une ! etc... A la fin, on arrive dans une pièce où il n’y a que des portes. (M.Béjart)

§ C’est avec une fatigue indéniable qu’on continue à vivre la vie. (J.M.Ericksen)

§ Considérez la vie comme l’antichambre de la mort et alors vous ne souffrirez pas autant que si vous lui attachez du prix. (F.Hurt)

§ Je suis bien sur la mer, en croisière, au large de ma vie. (J.Cordelier)

§ Je me fous que le monde ait raison ou tort, qu’il soit bon ou mauvais. Il est : et çà suffit. (H.Miller)

§ Lorsque chaque chose est vécue pleinement et jusqu’au bout, il n’y a pas de mort ni de regrets. (idem)

§ A aucune époque je n’ai vécu d’une vie unique, que ce soit celle du mari, de l’amant, de l’ami. Où que je fusse, quoique je fisse, je vivais des vies multiples. (idem)

§ Le monde se révèle pour le farouche abattoir qu’il est…L’air est glacé et stagnant ; le langage apocalyptique. Pas d’indication de sortie nulle part ; pas d’issue, sauf la mort. (idem)

§ On est éjecté dans le monde comme une petite momie sale...le défilé grouille vers la sortie. (idem)

§ (...chacun vit dans sa prison...) Derrière ces murs gris, se trouvent les étincelles humaines, et pourtant jamais un incendie ne se déclare. (idem)

§ Le grand désir...est de...ne faire qu’un avec le temps, et fondre ensemble la grande image de l’au-delà avec ‘’ici et maintenant’’. Désir infatué, désir de suicide, constipé par les mots et paralysé par la pensée. (idem)

§ Je voudrais tellement ne pas répéter la vie mais inventer des raisons de vivre...il s’agit d’être et non de passer. (R.Billetdoux)

§ Plus on cherche, plus on va, plus on s’en va. (idem)

§ Cette nuit là ( elle ) prit conscience que la vie des hommes est une succession de mensonges. (M.Houellebecq)

§ Il y a une époque de la vie où l’on sort et où l’on s ‘amuse ; ensuite apparaît l’image de la mort. (idem)

§ Cette entreprise impossible à déserter, l’existence. (A.Finkielkraut)

§ Il faut être passionné pour réussir sa vie. (Abbé Pierre)

§ ...désespéré de ne pas être mort. Ce n’est pas morbide. C’est la soif de plein de soleil et d’eau claire. (idem)

§ Vivre de mort. Mourir de vie. (E.Morin)

§ La plus part des hommes vivent leurs rêves bien plus intensément que leur existence réelle. (H.Hesse)

§ C’était mentir que de vouloir se soustraire au chaos sanglant de l’existence. (idem)

§ La vie et la mort d’un homme ne sont rien d’autre et n’ont pas d’autre signification que la chute d’une pierre que l’eau détache de la montagne et qui dévale de pente en pente jusqu’à ce qu’elle vole en éclats dans un endroit quelconque ou se désagrège lentement sous l’action du soleil et de la pluie. (idem)

§ Sa vie et sa conduite obéissaient moins à des instincts et à des penchants qu’à des interdits et à la crainte du châtiment. (idem)

§ On devrait toujours satisfaire ses désirs...ainsi on est quitte envers eux. Et ce envres quoi on est quitte ne nous tourmente plus. (idem)

§ Le désir est satisfait... et tout ce qu’il en reste, c’est... une place vide au registre des satisfactions sur lesquelles on pouvait encore compter. (idem)

§ Ce qui compte, ce n’est pas l’autorité extérieure, c’est la voix de notre propre monde intérieur. (idem)

§ Quand on a peur de la vie, c’est parce que l’on ne sait pas quelle décision prendre...On a toujours le choix. Agir ou s’enfuir. Pardonner ou se venger. Aimer ou haïr. (B.Werber)

§ le but d’une existence n’est pas la bonté. Le but d’une existence est la réalisation de soi-même. Le but d’une existence n’est pas d’être gentil, mais d’être sans cesse conscient. Le but d’une existence est d’abolir l’ignorance. (idem)

§ Nous sommes plus en survie que vivant. (J.Salomé)

§ Préoccupés d’un avenir meilleur, nous en oublions que la seule vie qui vaille d’être vécue, la seule qui, tout simplement, soit, est celle qui se déroule sous nos yeux, ici et maintenant. (L.Ferry)

§ L’avantage d’être conscient de la mort est de donner un sens à la vie. (idem)

§ ...la pendule dit : « Je suis la Vie, l’insupportable, l’implacable Vie ! » (Ch. Baudelaire)

§ ... (la fête)...c’est un armistice conclu avec les puissances malfaisantes de la vie, un répit dans la contention et la lutte universelles. (idem)

§ Ensuite on fit apporter de nouvelles bouteilles, pour tuer le Temps qui a la vie si dure, et accélérer la Vie qui coule si lentement. (idem)

§ Tout peut arriver dans la vie. Surtout rien. (M.Houellebecq)

§ S’il n’y avait pas de temps à autre, un peu de sexe, en quoi consisterait la vie ? (idem)

§ Rien ne survivra de moi, et je ne mérite pas que rien me survive ; j’aurai été un individu médiocre, sous tous ses aspects. (idem)

§ Le Grand Livre ne sera jamais fini. ( C. Borzeix)

§ La vie est une machine à fabriquer l’oubli. (anonyme)

§ Les vraies questions c’est :  « Comment profiter de la vie au maximum ? ».

Les vraies réponses c’est : « En évitant de poser les vraies questions ! » (Wolinski)

§ Le présent est un moment trop court et cela même lorsque sa plénitude le fait paraître éternel. (M.Yourcenar)

§ Quand on aime la vie, on aime le passé parce que c’est le présent tel qu’il a survécu dans la mémoire humaine. (idem)

§ Chaque période, chaque époque est comme une espèce de nuage qui se forme, prend certains aspects, de grandes agglomérations qui s’étirent, se défont et qu’on ne reverra plus jamais. (idem)

§ Naître, c’est être introduit dans un engrenage dont on ne sortira qu’usé et brisé. ( xxx cité par M.Yourcenar)

§ Il y a un fond d’inconscience et d’égoïsme chez tous ceux, qui, en terme vagues et généraux, déclarent que la vie est belle. (M.Yourcenar)

§ La vie est horrible absurde inquiétante et invivable

Un lourd fardeau

Même quand c’est horrible et soi disant absurde et comme vous dites invivable inquiétant

ce n’est jamais aussi horrible absurde invivable inquiétant que c’est beau quand c’est beau. (J.Prévert)

§ L’homme croit vivre et pourtant il est déjà presque mort.(idem)

§ Il hurle à la vie comme un chien à la mort. (idem)

§ Déjà dès aujourd’hui hier s’appelle demain. (idem)

§ La vie est la farce à mener par tous. (A.Rimbaud)

§ Je me crois en enfer, donc j’y suis. (idem)

§ Cent ans sont l’extrême limite de la vie humaine. L’enfance portée sur les bras et la décrépitude radoteuse en occupent la moitié. La maladie et la douleur, les pertes et les peines, les craintes et les inquiétudes remplissent le reste. (Mo-Tseu / - 400 bc)

§ La durée de ce que l’on fait sur terre, c’est le moment d’un songe. ( Néferhotep / -1500 bc)

§ Tu m’as libéré du marécage de fatigue et de peine. Sur la terre de détresse… ( prière des morts élamite / -1200 bc )

§ …afin de supporter le désert – ou la vie ?, c’est moi qui rajoute. – s’endurcir ne suffit pas, il faut se simplifier. ( dans Fort Saganne film tiré du roman de L.Gardel) 

§ nos émotions bouleversent mais n’occupent pas nos heures ; elles laissent ce soin aux habitudes. (M.Youcenar / La Nouvelle Eurydice)

§ On use une partie de sa vie à la recherche des causes ; il n’est pas sûr qu’il y ait des causes. (M.Youcenar / La Nouvelle Eurydice)

§ (ils) m’ont enseigné la vie, je veux dire celle des autres. (M.Yourcenar / Alexis)

§ Il y a des moments dans la vie où le corps se débarrasse de l’âme. (M.Yourcenar / Alexis)

§ La vie des autres paraît toujours facile parce qu’on ne la vit pas. (M.Yourcenar / Alexis)

§ Il devenait lentement incapable d’autre chose que cette routine détestée, mais facile, qui du moins le dispensait de tout effort. (M.Yourcenar / Denier du rêve)

§ Il était sans ambitions, sans joie, et comme beaucoup d’hommes qui ainsi d’année en année s’effacent davantage, il en était venu à mettre une application maniaque dans les petites choses auxquelles il se réduisait. (M.Yourcenar / Hadrien)

§ Chaque homme a éternellement à choisir, au cours de sa brève vie, entre l’espoir infatigable et la sage absence d’espérance, entre les délices du chaos et celle de la stabilité. (M.Yourcenar / Hadrien)

§ Le graphique d’une vie humaine… se compose… de trois lignes sinueuses, étirées à l’infini, sans cesse rapprochées et divergeant sans cesse : ce qu’un homme a cru être, ce qu’il a voulu être et ce qu’il fut. (M.Yourcenar / notes sur Hadrien)

§ Il y a dans presque toutes les choses terrestres, je ne sais quelle lie ou quel déboire qui vous en dégoûtent, et les rares objets qui ont la perfection en partage sont mortellement tristes. (M.Yourcenar / l’Œuvre au noir )

§ Personne ne sait encore si tout ne vit que pour mourir ou ne meurt que pour revivre. (M.Yourcenar / Anna Soror)

§ Tout se (passe) comme si, sur une route ne menant nulle part en particulier, on (rencontre) successivement des groupes de voyageurs eux aussi ignorants de leur but et croisés seulement l’espace d’un clin d’œil. (M.Yourcenar / un homme obscur)

§ J’enviai les damnés à l’abri des ordures. (V.Leduc / Ravages)

§ La vie des hommes sur terre, ô roi, comparée aux vastes espaces de temps dont nous ne savons rien, ma paraît ressembler au vol d’un passereau entrant par une embrasure dans la grande salle qu’un bon feu, allumé au centre, réchauffe, et où tu prends tes repas avec tes conseillers et tes liges, tandis qu’au-dehors les pluies et les neiges de l’hiver font rage. Et l’oiseau traverse rapidement la grande salle et sort du côté opposé, et, après ce bref répit, venu de l’hiver, il rentre dans l’hiver et se perd à tes yeux. Ainsi de l’éphémère vie des hommes, nous ne savons ni ce qui la précède, ni ce qui la suivra … (Bède le Vénérable cité par M.Yourcenar / le Temps ce grand sculpteur ) 

§ Le niveau du dégoût et du vide montait….. vide de toute vie ratée ou réussie.(M.Yourcenar / Mishima)

§ Il arrive un moment pour chaque homme où la vie est une défaite acceptée. (M.Yourcenar / Hadrien)

§ Les morts les plus chers, au bout de quelques années, ou même de quelques mois, seraient, s’ils revenaient, des intrus dans l’existence des vivants dont les conditions sont changées. (M.Yourcenar / Fêtes de l’an qui tourne / Jours des morts)

§ La vie est plus exigeante que la mort. ( xxx /Tam tam France Inter 28/04/03)

§ Je hais tous les détails de la vie individuelle. (V.Woolf / Les vagues)

§ J’ai fait mon chemin dans la vie comme on se trace un sentier dans l’herbe à force d’y marcher. (V.Woolf / Les vagues)

§ J’ai regretté que la vie soit faite de tant de déchets, de tant de séparations, de tant de choses inaccomplies car on a trop à faire pour avoir le temps… (V.Woolf / Les vagues)

§ (la vie) était trop vaste, et comment puis-je continuer sans cesse à monter le même escalier ? (V.Woolf / Les vagues)

§ Les années sont passées, les unes derrière les autres, m’ouvrant les portes monumentales du lupanar terrifiant de la vie.  (L.Calaferte / Requiem des innocents )

§ Si loin qu’on aille … on se heurte au retour. ( L.Calaferte / Satori )

§ On naît ce qu’on est et on le reste en dépit de tout ( P.Léautaud / Passe temps / Adolphe van Bever )

§ On ne choisit rien dans la vie : ses parents, son pays, son caractère, sa carrière, ses amis, ses maîtresses , ni sa mort ! Une irresponsabilité générale. ( P.Léautaud / Passe temps / Mots, propos et anecdotes )

§ Le vide, le hasard et la mort font pleinement partie du désir lui-même ou de la vie qu’il constitue. ( L.Bove / Camus de l’absurde à l’amour )

§ Maintenant, il s’agit de vivre… et de vivre en proximité absolue avec la vérité de la mort. ( L.Bove / Camus de l’absurde à l’amour )

§ Dans un midi ou un minuit bousculé d’étoiles, on a besoin de peu de choses pour exister, pour contempler, pour savoir vivre. ( P.Renou / Camus de l’absurde à l’amour )

§ Rien n’est à venir. ( P.Renou / Camus de l’absurde à l’amour )

§ Vivre debout, vivre sans remède pour ce plaisir sans consolation, avec cet oxyde de douleur qui blanchit les cheveux. ( P.Renou / Camus de l’absurde à l’amour )

§ La vie est une flamme pure et nous existons à la faveur d’un soleil invisible que nous portons en nous. ( T.Browne / Hydriotaphia )

§ La vie c’est ce qu’on voit dans les yeux des autres. ( V.Woolf/Un roman qu’on n’a pas écrit )

§ La vie n’est qu’un défilé d’ombres. ( V.Woolf/La chambre de Jacob )

§ La lente contagion de la souillure du monde (( V.Woolf/Mrs Dalloway dans Bond Street )

§ Mais les jours des humains sont, dans notre univers, aussi brefs que l’arrêt d‘un passant qui va loin.  ( Anonyme Chinois – 1er s ap JC - / Dix neuf Poèmes  Anciens / III )

§ Les jours qu’un mortel passe en cette vie sont plus tôt enfuis qu’un flot de poussière.( Anonyme Chinois – 1er s ap JC - / Dix neuf Poèmes  Anciens / IV )

§ Qui des Anciens a pu ne pas mourir ? Sachons notre destin : dès lors de quoi nous mettre en peine ? ( Ts’ao Tche  IIIè S / Sur un Air de Harpe )

§ La vie humaine est comme un vain phantasme : tout doit finir par entrer dans le néant.

( T’ao Ts’ien  IVè S / Retour à la Vie champêtre / IV )

§ L’avenir est un guet-apens tendu au beau milieu de notre cerveau. ( WeiHui / Shanghai Baby )

§ Nos ... corps mouchetés de rouille s’oxydent  et nos âmes perdent tout espoir d’être sauvées un jour. ( WeiHui / Shanghai Baby )

§ Quelle est la tranche de notre vie qui vaut la peine d’être vécue ? ( WeiHui / Shanghai Baby )

§ Tu n’existe point par toi même. C’est la vie

qui momentanément est chez toi en visite. ( P Lagerkvist  )

§ la vie est un piège tendu par la réalité biologique à l’individu qui, chargé de perpétuer une espèce malheureuse, se laisse prendre aux illusions d’un monde radicalement mauvais. ( Albérès RM / L’Aventure intellectuelle du XX ème siècle )

§ La vie n’a de sens que lorsqu’on la vit. ( GK Chesterton  )

§ Vivre c’est créer hors de soi un personnage destiné à l’usage extérieur, dont on reste toujours encombré. ( cf Moravia, Sartre )

§ Les gens pour la plupart sans avoir appris sur eux même un grain de vérité. ( J Roth / Les Fausses mesures )

§ L’être humain doit se rendre compte que la vie n’a pas été préparée pour lui, que l’univers est indifférent, la société corrompue et corruptrice, l’amour impossible, et que portant il est noble de lutter contre ce destin sordide, que l’on y trouve une joie inconnue. ( RM Albérès / l’aventure intellectuelle du XX ème siècle )

§ Ce n’est pas la nature qui est effrayante, c’est l’homme qui est effrayant. ( Gao Xingjian / La Montagne de l’Âme )

§ La vie n’est finalement qu’un noeud de rancunes inextricables. ( Gao Xingjian / La Montagne de l’Âme )

§ La vie...  n’a, à l’origine, aucun but, il suffit d’avancer, c’est tout. ( Gao Xingjian / La Montagne de l’Âme )

§ La vie n’a de sens que si on l’échange peu à peu. ( Saint Exupéry / Citadelle )

§ Parfois cela va si vite qu’on a l’impression qu’il ne s’est rien passé. ( E. Jelinek / Les Amantes )

§ L’homme est né pour mourir. Impossible de nier l’évidence. On se rattache à tout ce qui passe et on attend... On attend que les poules aient des dents. On attend que le soleil baise la lune. Et en attendant on se raccroche à n’importe quoi. ( C. Bukowski / Pulp )

§ Nous sommes vraiment des êtres répugnants, programmés pour nous épuiser notre vie durant, à accomplir de sordides petites tâches. Se remplir le ventre et lâcher des pets, nous gratter l’échine et nous souhaiter de joyeuses fêtes avec le sourire de circonstance.  ( C. Bukowski / Pulp )

§ On ne cavale qu’après le néant. ( C. Bukowski / Pulp )

§ Lorsque toute chose sera à sa place... qu’il ferait bon vivre. ( L. Calaferte / Rosa Mystica )

§ Le bureau... cette serre où l’on se confine... où l’on se coupe, où l’on s’abrite du monde. ( L. Calaferte / Rosa Mystica )

§ On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes faits. § L’enfant est la soumission au temps, à la coulée des choses. ( Malraux / La Condition humaine )

§ Seul le squelette de l’habitude, rigide, soutient la carcasse humaine. (V.Woolf / Mrs Dalloway)

§ La vie seule, chaque instant, chaque goutte de la vie, ici, en ce moment, maintenant... (c’est) suffisant. ( V.Woolf / Mrs Dalloway )  

§ Qui ne pense qu’à sa vie ne vit pas. (F.Julien/Nourrir sa vie)

§ Qui s’évertue pour sa vie exténue d’autant sa vie. (F.Julien/Nourrir sa vie)

§ La vie commence à cinquante ans, c’est vrai ; à ceci près qu’elle se termine à quarante. (M.Houellebecq/ la Possibilité d’une île)

§ ...toute existence s’inscrit brièvement entre deux néants. (M.Onfray/ Traité d’athéologie)

§ Des jours et des nuits sans mots. Sans le mot. Celui qui rend la vie. Celui qui soulage la douleur. (R.Bohringer/l’Ultime conviction du désir)

§ Il y a trois attitudes devant cette vie absurde :D’abord l’attitude de la masse qui refuse simplement de voir que la vie est une blague. Ceux-là n’en rient pas, mais travaillent, accumulent, mastiquent, défèquent, forniquent, se reproduisent, vieillissent et meurent comme des boeufs attelés à la charrue, idiots comme ils ont vécu. C’est la grande majorité. Ensuite, il y a ceux qui savent que la vie est une blague et qui ont le courage d’en rire, à la manière des taoïstes... Enfin, il y a ceux qui savent que la vie est une blague et qui en souffrent. ( Jonathan Littell / Les Bienveillantes )

§ ...on ne voudrait qu’une chose, revenir en arrière, alors que le temps continue à vous pousser impitoyablement en avant et qu’au il n’y a rien, strictement rien. ( Jonathan Littell / Les Bienveillantes )

§ La vie est d’une ironie absurde. ( JLMi )

§ On ne s’attend jamais à ce que la vie nous déboussole à ce point. ( The L Word 2x01 )

§ C’est çà la vie. Essayer de se trouver et ne pas y arriver ! ( The L Word 3x04 )

§ Il ( Kafka ) avait la vie comme on a le cancer, et se heurtait aux conformités. ( P Desproges / Dictionnaire superflu… )

§ … j’ai vu le cycle ( de la vie, de la transmission ) et j’ai vu que c’était passionnant….je déclare que la vie est digne d’intérêt. ( N.Huston / Les professeurs de désespoir )

§ Il aime ce qui l’empêche de vivre. Il ne peut donc que désirer mourir, et travailler dans cet interstice où l’on respire à peine. ( N.Huston / Les professeurs de désespoir )

§ On ne peut consentir qu’un dieu, ni même un homme procède d’une gymnastique couronnée d’un grognement. ( Cioran cité par N.Huston / Les professeurs de désespoir )

§ A partir de la naissance, chaque visage est façonné par toute une vie de désirs refoulés, de tourments cachés, de mensonges entretenus, de cris contenus, de sanglots ravalés, de chagrins niés, d’orgueil blessé, de serments reniés, de vengeances caressées, de colères rentrées, de hontes bues, de fous rires réprimés, de monologues interrompus, de confidences trahies, de plaisirs trop vite survenus, d’extases trop tôt évanouies. Chaque ride en porte la marque aussi sûrement que les anneaux d’un arbre. ( F.Cheng / le Dit de Tianyi )

§ En dépit de tout ce qui a été vécu et dit, rien en réalité n’a été vécu ni dit. ( F.Cheng / le Dit de Tianyi )

§ l’inimaginable est la seule vie réelle. (B.Noël/Treize cases du je)

§ l’absence de chemin fait du désert la seule voie possible. ( Patricia Castex Menier in W.Lambersy / Maîtres et maisons de thé )

§ …le présent pur (est ) l’insaisissable progrès du passé rongeant l’avenir. ( H.Bergson )

§ La vie masturbe l’absurde. (jlmi)

§ La vie est comme une traversée de l’océan dans un avion en flamme. (jlmi)

§ On se tue toute la vie pour arriver à la tombe avant même de mourir. (Jack Kérouac / Vanité de Duluoz )

§ La vie est une chambre triste. ( Jack Kérouac / Big Sur )

§ Nous vivons tous d’une manière qui nous échappe … dans la pacotille spectaculaire de l’histoire… empêchés de nous sortir de cet environnement d’ennui commun… vie comme monologue d’ivrogne, décousue, incohérente  ( cf Guy Debord )

§ l’horreur, ce n’est pas la mort mais la vie que mènent les gens avant de rendre leur dernier soupir. ( Charles Bukowski / Le capitaine est parti déjeuner )

§ la majeure partie des morts l’étaient déjà de leur vivant. ( Charles Bukowski / Le capitaine est parti déjeuner )

§ La vie finalement se fatigue de vivre. ( Jack Kerouac / Mexico City Blues )

§ quasiment tout le monde est né génial mais est mort idiot. ( Charles Bukowski / Journal d’un vieux dégueulasse )

§ Nous forgeons nos propres chaînes quitte à hurler de douleur lorsque le grand inquisiteur nous tord les couilles ( Charles Bukowski / Journal d’un vieux dégueulasse )

§ Parfois il faut plus de courage / pour vivre / que pour mourir ( Charles Bukowski / Le ragoût du septuagénaire )

§ les banalités quotidiennes nous accablent et nous terrorisent, et le néant nous dévore. ( Charles Bukowski / Le capitaine est parti déjeuner )