… dans le grand silence d’après l’avalanche …

 

Recevoir deux recueils et une revue dans le même paquet voilà bien une avalanche, souhaitée, voulue !

Bels et bons moments de poésie puis…

@ Nouveaux Délits n°28

Confirmation des affirmations et de la qualité de cette revue.

Retrouvailles heureuses avec Thomas Vinau découvert une dizaine de jours plus tôt sur le Net. Des textes forts ! Avec de solides sujets – le Petit Poucet, le Shérif, Débordement, Rosa Parks, la Fortune, Cervelle, dans la Cuisine des Heures perdues, Plan sur la Comète - pour des lectures à mettre sur zen-evasion…

Jacek Kaczmarski m’a paru moins ‘’incisif’’ malgré Notre Classe et Mur 87.

Intense Sur Vie de Muriel Carupt et une nouvelle livraison tout en passion de cœur et de corps de Cathy Garcia avec les beaux Simplement et Noces Pourpres.

Il faut aussi citer l’invité surprise, Joaquim Hock, habituel illustrateur de R.N.D., ici en Intrus prosateur au délire … sensé !

Bien bel opus que ce n°28

@ Les Années Chiennes

Publication récente d’un passé saltimbanque.

Itinerrances de jeunesse. Fille-insecte sortie de son cocon pour se heurter aux planes parois de verre du tunnel douloureux de la vie.

Tête prise dans les rets des désirs dits inavouables, avoués, clamés, revendiqués jusqu’à l’auto-digestion, porte de l’éclosion de la ‘’tête vide’’ dans l’ici et maintenant.

@ Jardin du Causse

Le long collier de perles de Lune et de perles de Soleil de la femme chrysalide zohrastrienne tintinnabule au vent de la Vie face à la clepsydre des saisons.

Fusion du Réel dans le Vrai : initiation de l’enfant, révélation de la mère à elle-même, union du placenta et de l’arbrisseau dans le Pré Carré du Jardin du Causse.

Terre-Mère-Vie, trilogie chamanique face à l’insoutenable légèreté de l’Homme-Pollen, Homme-Vent qui passe puis s’efface à son grès futile dans les plis des saisons… histoire rejouée en boucle… comme fatalisée…

La porte de ce jardin à peine refermée, je me suis pris à rêver d‘un autre journal, d’un autre calendrier – lunaire ? – allant de la disparition du sang au placenta sous l’arbrisseau  dans un Jardin du Corps…