Else avec elle,…

   

 

Else avec Lou,

avec Lou comme installée au coin de l’âtre afin de « crier en grand silence » depuis ces entre-deux mondes sensibles perceptibles des seul(e)s initié(e)s toujours « plus que prêts à l’éphémère » de la lisière de notre monde qui s’emballe vers « des espaces comme morts »

Lors avec « des chevaux dans les rêves » « si proche, si loin déjà », naît en elle ce leitmotiv « comment elle s’appelle si c’est pas Else mais aussi bien c’est bien Else »

alors Lou juste installée au coin de l’être n’écrit pas, non,  elle crochète des écheveaux mêlés de mots et de syntaxes de son crochet-calame bardique afin que « la mort … se dilue dans les points de tricot »

ainsi Lou compose, point à point, carré après carré, un couvre-livre-page patchwork, de ceux d’à « l’ombre du temps révolu », dans lequel les entre-points comptent autant que les noeuds, afin de nous donner à voir « l’intérieur d’un grain de sable » et, à quelques uns, la possibilité d’y percevoir l’initié(e) qui « trébuche dans les ornière du temps, les mains pleines de la vanité de toutes choses »

 Dans ce nouveau recueil, paru aux éditions Isabelle Sauvage, j’ai retrouvé cette ambiance insulaire, finistérienne et nordique si particulière de Lou Raoul que j’avais tant goûtée dans ‘’Else’’ et ‘’les jours où Else’’.

Un beau recueil pour se ‘’perdre’’ avec délice dans les pas d’une passeuse…