Traction-Brabant n°22

ou l’Apologie des Champs de Maïs

 

Recevoir une nouvelle revue, c’est…  comme atteindre le sommet d’un mât de cocagne dûment savonné où le gros lot est emballé avec soin afin que l’on n’en devine pas le contenu.

Vite, arracher l’enveloppe, prendre en pogne ce foutu truc, tout à trac ! J’laisse le p’tit mot d’côté et je fonce tourner les pages d’un pouce avide à plein tube.

LA GRANDE FUGUE…    GUN’S…      HYMNES A LA NUIT…            prometteur tout ça…

Puis, j’ai tout soudain l’impression exaltante d’être près d’chez moi, au Parc des Lilas, là où chaque année les jardiniers de la région idf implantent – avec tracteur et tout et tout - un labyrinthe dans un champ de maïs. Le plaisir, que dis-je, la joie simple, enfantine de se perdre. Un vrai régal…

Bon, un p’tit coup d’œil à la lettre d’accompagnement quand même, y-a p’t’être un ‘’mode d’emploi’’…                   Ok, la pagination ne sert à rien. Elle serait là au hasard. Pourquoi pas ! Si ça l’arrange le Malta… et puis, au bout du compte, les textes sur plusieurs pages sont présentés en continu, c’est bien le principal, n’s’pas. Finalement, le maquettiste sait bien implanter son canard, non ? donc mis à part chiffres et nombres qui le gênent… quoi que… au premier abord, je voterais bien pour sa martingale pour le Loto… pas celui d’la Française, oh ! non, trop facile, mais celui autrement tordu organisé les années bissextiles impaires par la ville de Metz au profit des poètes échevelés ! Bref, je file aux champs…

Alors ces maïs ont-ils vraiment beaucoup d’épis ? J’épie… Taf, Paf, Pif su’l’pif du Libéral Avancé  avant d’plonger sur une dédicace d’Ulrich à Villon. Waouhhh, c’est tombé pas loin ; ça démarre sec…

Ensuite un d’Jean-Marc Couvé qu’est pas d’la dernière et qu’en veut à dieu, un deux trois ? n’sait pas trop alors il a mis ce pote en ciel plus rit ailes    des anges…

Après la mer, le sable, pas la plage, le Sable Absolu, le grand jaune où l’on erre d’erg en chott, de chott en erg, tout ça dans un doux parfum d’ozone.   Ah ! O3    Aranjo  n’s’y est pas paumé lui ! dans c’désert, il en est même sorti ‘’palmes de la critique’’ à portée d’la main. Bigre !!!

Bourdet pour suivre entonne ‘’ses sillons’’, enfin ceux des serfs qui s’font vieux (millénaires ! mazette !!) Pas grave, « les seins sont au pouvoir », ça c’est con_so_lent.

Au su(ie)d, pour ne pas perdre le nord, un Arbre aux mystères sans nombre ( chiant pour faire des stats, mais c’est p’t’êt’e pas le lieu non plus…)

Simon arrive et tout à trac balance ‘’les pas marrants je les emmerde’’. Circulez, y’a rien à voir ( un genre de ‘’casse toi sale con’’ façon salon de la_grise_culture               de masse )

Approximation chinoise/ Tom Wait / Laforgue… le marasme à son comble. Roger l’A Eu pas d’probléme.

Une griserie de Grison avec des végétaux qui s’pissent dessus. ça donne un max sur les Talon(s) de Michel dont le ‘’le vent secoue dans ses filets la mélancolie des jets d’eau’’ m’envole littéralement. C’est d’ailleurs moi que cherche dans l’ciel la ‘’vierge’’ d’Ana d’la page d’à côté…

Le poème à Nikita me donne une grosse envie de lecture à haute voix. P’t’être qu’un de ces jours mon micro tom(n)era pour Bruno.

JPGP en pantoufle va promener son obélisque, objet de Concorde plus que de discorde Quelle destinée de char_en_thèse qui me conduit dans un Paris au désir inassouvi ou l’obélisque/cierge de Serge choit dans la poubelle d’une salle d’op…

Opération d’ablation encore où Bon( ?)giraud s’pêle Onfray jusqu’à l’os sur quatre pages !!! avant de, sur le cas_d’havre encore fut_ment, brosser l’poil de 13 bouquins sur une seule page.  

     chi     rant ! ( ?)

Après une pause pour échange de bons procédés entre gens de bonne compagnie, l’Couvé r’vient nous faire Sali_ver sur ‘’Sali_nes’’. Je souscris entièrement ( et des quatre mains, en souvenir de l’orang outang du ‘’Lézarde’’ de jmc ) d’autant que des extraits de ce phare de Cathy dans nos males nuits mâles sont déjà en lectures à haute voix sur mon zen-evasion…

Godefroid bat dildo chaud pour Ken Loach. Very well done !

Dans une Gest(e) superbe et âpre, Delphine nous donne fragments de son ‘’Image bleue’’, en des ‘’mots, surprises incohérentes de l’imaginaire attrapés au vol’’ sur ses Chemins, ces successions d’Accidents…

L’Attraction touche à sa fin et l’on revient sur le Sable… ‘’puis le noir se fit’’ (So long Lucile !)  jusqu’à voir la vierge plus très vierge d’Ana…. Je n’saurais jamais si elle m’avait aperçu dans le ciel …

Car je file droit d’vant moi, l’Jegou y fait un coup d’cale_con anti-karcher (*) pour protéger tout un tas de monde peu en cour en ces jours d’inter_dictions                déglinguées des plus hautes (sic) auto_(hé)rités d’un suffrage/naufrage          partie de cache Cash

et co_lère de Kélig contre les poly tics qui n’ont aucun tact et ne sont que tactiques viles_haines

Pour conclure, Malta nous donne te(l)ckel une chouette recette contre les coups rangs d’air face à un VENI CREATOR noyé dans la masse,

                                                                                     SANS L’OMBRE D’UN DOUTE…

ces Champs (**) tant espérés ont les chants les plus beaux_(cerons)

 

V’là donc le 22 passé au con_casseur des mots qu’rate rien peu ou prou, installé provisoire qu’il est dans l’22               costarmoricain…

Vivement le 23       que j’lirai pas en Creuse,            ça c’est sûr.

Fin d’la correspondance  (pont danse / pond dense / pense donc …) !

Amitié,

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(*) clin d’yeux à un produit ménager qui fait les beaux jours de la pub…

(**) de maïs, parce que faut boucler la boucle… Ah ! les beaux épis que tu nous a servis là