Au pied d’une stèle de verre
 
Les oiseaux transparents
 
 
Homme de nulle part
je ne peux pas être ce
(ceux) que vous croyez
Je trône
dans un cimetière
de vieilles pelles mécaniques.
Je voudrais bien sûr m’en aller
me perdre je ne sais où…
Mais je dois rester
con prêt en cible
au cœur du son des cordes
d’un ring vague. Né rien
dans cette campagne noire
braque de la lueur opaque
d’un soleil lubrique
j’ai reçu une poignée d’étoiles en plein visage
Le beau surgit  alors
 
au ralenti
 
dans la transparence précaire de la fumée
collante de mon réel métissé d’alcools
ce contrepoint obscur de l’amour…
… dont la parole des oiseaux transparents est la source vive.
 
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Des clous pour les nuages
 
 
Au tourbillon
de stupeurs et de rêves d’une sphère
un triangle rubis de mica déchiqueté
cristallise en un champ magnétique informe
manuscrit précieux
d’une lumineuse et vibrante harmonie.
 
Sa beauté s’extravase
dans l’infinie sensualité de cette ronde
où,
sans imagination intermédiaire,
la réalité d’être
reste celle
insupportable
d’un ermite des éternités
héro obligé
condamné
à ‘’clouer les nuages
sans échafaudage’’*.
 
 
* d’une chanson de Bullitt
 
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