Les Cathédrales Aériennes   2004   jlmi

Les Cathédrales aériennes...

 

@   Dans la nuit...

Des cathédrales

aériennes jaillissent

de mon esprit flou.

 

Ultime profanation

des doigts infatigables.

Rester sans bouger.

 

Allez quelque part,

jusqu’à la renaissance,

dans un corps de chat.

 

La solitude,

sourire intérieur.

Sommeil satisfait.

 

Les portes closes

et la vie est sans peine.

Bain essentiel.

 

Miroir limpide

est le vide de l’Esprit.

Le ciel étoilé.

 

Toujours semblables,

clarté et obscurité.

Apparent conflit.

 

Goutte de rosée.

Grain-fruit de poussière

du Premier conflit.

 

L’œil bondit pour voir,

véritable morphine.

N’oser que le Rien.

 

Blindfolded    2001                                           MarlèneDumas

@   Pourquoi cherchez-vous

où a fui l’arc-en-ciel

enfants aveugles ?

 

Le corps supporte

les floraisons d’avenirs.

Le cerveau lutte.

 

Dans vos os karma

la musique des sphères

évanescentes.

 

Her Crime II                              2001   Tachi Katsuo

 

@   Soyez des lampes

esprits incantatoires.

La claire vision.

 

Vivant tu bouges.

La rotation des sphères

et les roseaux creux.

 

Le vide sans yeux

lieu de vision totale.

Rien est le Tout.

 

@   Rêve achevé,

des arbres secs et brumeux.

Vois la tristesse.

 

Toi l’Amant Sage

laisse ton Amour partir

vers un ciel de soie.

 

Nus décapités

évitez cette folie.

L’Oiseau Hurleur crie.

 

@   Enfants bafoués,

les parapluies de douleur

vont se refermer.

 

The Dance                                                    Marlène Dumas

 

@   Par tes yeux brûlés

d’éclosions fantastiques

tu vois enfin : Rien.

 

@   Loin du Refuge,

tu erres toutes les nuits

lanterne en main,

 

dans la Caverne

de famine abjecte

et de nudité.

( Thks Jack )

   

Abstraction                                                               Victor Hugo

@   La nostalgie crée

le mirage sur l’écran.

Je deviens confus.

 

Ces fleurs proviennent

des cadavres lunaires

de l’été chinois.

 

Pâles, livides,

elles sont entrées dans la boue

de mes fantasmes.

Blonde livide,

elle est entrée dans l’étang

des purs délires.

 

L’envie m’emporte

plus loin que mon rivage.

Comment revenir ?

 

Brume morbide

venue des jours sordides,

j’aime ta langueur.

Dans tes ouragans

patiente comme la mer

où tu dérives.

Le Cri                                             1893   Munch

 

@   Un croassement

salue le crépuscule.

Fleurs délétères.

 

La Voix du Vide.

Le désert est le secret

de l’amer soupir.

 

L’ombre de la nuit

s’étend jusqu’aux infinis.

Le rêve passe.

 

Mon cœur éclate.

La marée, ici ou là,

engouffre le mer

 

Que faites-vous là ?

La bouteille à la mer

n’attend plus que vous.

 

@   Matières impalpables…

 

Porte charnelle

de la lune embrasée.

Le désir te broie.

 

Si loin de la pluie,

protégé de la douleur,

tes peines s’enfuient.

 

Entends-tu l’appel

des infinis qui soupirent

au loin sur la mer ?

 

Emporte toute

solitude au désert,

c’est sur ta route.

Rides fugaces / à la Surface du Temps. / Bruits du Silence   2004   jlmi

@   Au soir...

 

L’éclair déchire

la noirceur frénétique

des cieux désolés.

 

L’éclat prodigieux

des fleurs imaginaires

éblouit la nuit.

 

Les ombres meurent

sur les sinistres lacs gris

où hurle la peur.

 

@   Mystère pluvieux.

Tu caches tes angoisses

dans des guenilles.

        

Ton corps te fait mal

du crabe qui l’habite.

Lente agonie.

 

Ton visage-fleur

est ma prière d’amour

sur le mur des bois.

 

Les fleurs de foudre

aux racines de beauté

pourrissent la nuit.

 

Le soleil fiévreux,

amas gazeux terrible

tord les malheureux.

 

Le cheval fougueux

de tes désirs morbides

se fond dans ta nuit.

 

Les foules crieront,

un rêve, c’est un rêve !

Cruel dépit.

 

Tzompantli                                               F Amat

 

@   Tu lèves les bras

chaque nuit au ciel d’horreur.

Pénibles rêves.

   

 

@   La boîte noire…

Au bout du chemin,

le vieil arbre atroce

sera là demain.

 

Ta boîte noire,

puits sans fond de ton âme,

qui en a la clé ?

 

Le crabe corail

du cœur de tes entrailles

où il tressaille.

 

Soleil d'automne         1912   Egon Schiele

 

@   Le vent fait parler

les écorces rugueuses

des arbres de nuit.

 

Fleurs vénéneuses

de nos vaines promesses.

Illusions perdues !

Sans Titre            2002   Faiza Belhadj Yahia

 

@   Alone.

 

Mes fruits intérieurs

rongés aux vers de la vie

pondent des larves.

 

Aussitôt après,

les rats morts s’élancent.

Ma solitude.

 

***

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