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So Sweet Lezzies I

 

        Vision ralentie            d’un kabuki               de masques blêmes

Deux féminités dénudées              jambes emmêlées                au désordre des draps

            ces draps privilégiés                aux senteurs profondes

Retour du désir   aux bouches jointes     et aux doigts prisonniers             

à l’épicentre des toisons mêlées

Glissements soyeux des peaux       pour une lente plongée                vers d’autres contrées

                Joie des langues au corail des entailles marines

Brusque enfourchement des corps         ballet des jambes                doigts enlacés   

Fusion onctueuse des vulves                           Fibules fascinées             

Frénésie fiévreuse              Frissonnements          

complaintes sourdes ...           

...corps     o_no_ma_to_pant     leur plaisir...           

   

texte publié en juin 2008  dans le n°24 du poézine Traction Brabant 

 

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So Sweet Lezzies II

 

Deux femmes alanguies dans le mitan d’un lit

L’une est mince et blonde, l’autre de roux abonde

Leurs jambes emmêlées sont à demi cachées

Par un drap chiffonné témoin privilégié

des ondes du plaisir aux senteurs profondes

Leurs bouches inassouvies se cherchent avec envie

 

La nuit ce n’est pas finie, le désir l’envahit

Continuer la ronde, toujours plus féconde

Mains et doigts enjoués, douces langues enlacées

Puis la lente plongée vers quelqu’autre contrée

Là où tout se fonde en entaille d’aronde

Au cœur de ces replis au cœur de cette nuit

 

Là les langues ravies s’enjouent sans répit

Avant qu’elles ne s’inondent et que les gorges grondent

Les vulves se sont frôlées avant de s’aspirer

Creux des fourches entées fourrures entremêlées

Fièvre furibonde en longues secondes

Au rythme kabuki des masques blêmis

 

Pommettes rosies du retour à la vie puis,

Des mains la faconde aux monts qui répondent

Doigts et toisons mêlés sur des fibules dardées

Bouches aux seins collées pour des tétins dressés

Ainsi va la fronde des oubliées du monde

Ces oblates amies quand la nuit se blanchit

 

Au matin qui sourit elles sont là assoupies

Ces âmes vagabondes aux joies si fécondes   

Les membres enlacés sur leurs corps délassés

Elles restent là couchées, aux regards dérobées

... Et passent les secondes sur les îles de la Sonde

N’y voyez facétie mais simplement leur vie

   

Texte en ligne sur http://supernovaforever.over-blog.com/categorie-280434.html

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